[Acte II] Au régent les mauvaises nouvelles

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[Acte II] Au régent les mauvaises nouvelles

Message  Invité le Mar 21 Aoû - 11:39

L'annonce du départ de la comtesse de Buda était tombée tard dans la nuit. Voilà deux semaines maintenant que la comtesse avait quitté le sol maisnois, trop tard donc pour l'arrêter, elle avait pris une avance trop conséquente, même les dragons du régent ne pourraient y faire quoique ce soit. Dans la capitale, le capitaine Moriéti, qui dirigeait la police secrète du régent fut le premier à être informé ; Moriéti, un homme méprisable, celui-là même qui avait assassiné le duc de Nuelle, le régent l'avais applaudi comme le sauveur du Maisne et de son roi, un vrai libérateur donc pour le pouvoir en place en Maisne, un simple tueur pour d'autres.

Le capitaine Moriéti fut donc réveillé dans la nuit, par un valet :


- Capitaine !! capitaine !! monseigneur, réveillez vous !! vite ! une nouvelle des plus importantes vient de nous arriver ! le capitaine se leva, mécontent d’avoir ainsi été ainsi réveillé.

- Argh !!! quoi !!! que diable se passe-t-il pour qu'on me réveille à cette heure ?!?! Parles larbin ! et vite, que je puisse dormir, demain une longue journée m'attend !

- Et bien monseigneur, c'est le baron d'Ecart, l'homme que vous aviez placé pour surveiller la comtesse de Buda, il est ici.

- Ici dis-tu ?!?!?! tu veux dire ici chez moi ?!?!?! Mais qu'est-ce que cet imbécile d'aristo fait ici ! on ne peut leur confier aucune mission aux gens de cette espèce ! Le capitaine semblait hors de lui, à son visage crispé, on voyait qu'il était furieux. Fais le entrer !

Le valet fit donc entrer l'homme. D'Ecart était un noble qui n'avait pour lui que son médiocre et récent titre, et son physique, l'homme plaisait à la cour, en dehors de ces qualités, c'était un bon à rien. Mais il avait réussi à obtenir on ne sait trop comment les faveurs du régent.

- Capitaine Moriéti !! je vous souhaite le bonjour !

Le capitaine lui lança un regard noir :

- Il fait encore nuit ! imbécile, dit Moriéti d'une voix à peine audible. Je me fiche de vôtre bonjour ! épargnez moi vos manières mielleuses, venez-en au fait ! que faites-vous ici ?!?

- C'est que… commença le jeune homme gêné, et bien capitaine, la comtesse de Buda c'est échappée… J'étais en charmante compagnie lorsque…

Si le capitaine avait pu sembler furieux jusque là, il n'en était rien. Il n'était qu'énervé, lorsqu'il comprit vraiment le but de la visite du sieur d'Ecart, la colère de Moriéti se déchaina sur son interlocuteur.

- Taisez-vous !!! je me contre fiche de vos ébats avec une soubrette ! espèce d'incapable ! Vous n'êtes même pas fichu de garder une enfant ! même une gosse est plus intelligente que vous ! Éléonore de Nuelle vous a filé entre les doigts !! Vous êtes minable ! Savez-vous, monsieur le baron – il dit cela avec un ton méprisant – que vous ne m'attirez que des ennuis ?! le régent va m'en tenir pour seul responsable ! Je déteste être puni pour un autre ! Vous avez la protection du régent, c'est la seule chose qui m'empêche de vous enfoncer cette dague dans le corps.

Le capitaine c'était approché du baron, il lui postillonnait à la figure tout en lui hurlant dessus. En même temps qu'il donnait cette charmante précision quand à son sort sans la protection du régent, le capitaine Moriéti sortit discrètement sa dague. Le jeune homme n'avait rien vu, quand tout à coup, il senti une pointe sur son ventre, il comprit que Moriéti passait ses nerfs, un silence s'abattu alors, jusqu'à ce que le jeune homme bégaye quelques mots :

- Pi… pipi… pitié monseigneur, je… je ne suis qu'un humble serviteur du régent, je vais la retrouver capitaine, n'ayez crainte, elle ne doit pas être loin…

- Non, dit le capitaine, vous n'êtes qu'un incapable, une merde. Vous m'avez toujours détesté, vous avez fait ça pour vous venger de cette place qui est la mienne et que vous rêviez d'avoir. Quand s'est-elle enfuie ?

- Et bien, nous l'avons cherchée dans toute la province...

- Quand ?!? insista le capitaine.

- Il y a un peu plus de deux semaines, dit d'Ecart résigné.

- Abruti, si vous étiez venu me voir tout de suite, nous aurions eu une chance de retrouver cette garce ! A présent, le mariage de monseigneur le régent semble plus que contrecarré ! Il sera furieux d'apprendre qu'elle s'est échappée ! Je la retrouverai, ou qu'elle soit cachée, je la retrouverai, et je l'amènerai devant le régent, même si je dois la trainer par les pieds ! Le capitaine regarda d'Ecart. Vous ne faites plus parti de mes services, monsieur le baron ! cantonnez vous à la cour du régent maintenant, ce sera le seul endroit où je tolérerais de vous voir ! Maintenant sortez !

Le capitaine décida de rester un moment afin de se calmer, il devait au plus vite aller voir le régent pour l'informer de cette évasion. Deux semaines... d'Escart l'avait cherché pendant deux semaines avant de venir le voir : c'était impensable, personne n'était aussi idiot !

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Re: [Acte II] Au régent les mauvaises nouvelles

Message  Invité le Jeu 23 Aoû - 13:26

Il ne fallut que quelques minutes pour que le capitaine se calme. Il décida donc, de se rendre chez le régent dès après que le jour soit levé. Ce fut chose faites à cinq heures du matin. Rapidement, Moriéti s’habilla, il enfila ses bottes, ordonna qu’on apprête son cheval pour son départ. Les valets s’exécutèrent, et à cinq heures et demie, le capitaine Moriéti partit pour le palais Nallet, où résidait le régent.

Il fut arrivé à six heures, il passa rapidement les grilles du palais, pour enfin entrer. Il ouvrit brutalement la porte de la première antichambre du régent, ce qui réveilla les valets, assoupis sur les banquettes de la pièce. Moriéti en regarda un – pauvre valet ! – et lui commanda de réveiller le régent, comme à un des ses hommes :


- Toi ! va réveiller le régent ! je dois l’entretenir d’une affaire de la plus haute importance !

Le valet coupa presque Moriéti :

- C’est que, monseigneur, le régent dors encore et…

- Je le sais bien !! puisque je te dis de le réveiller !! es-tu bête ?!!

- Non, monsieur, mais il ne dort point dans sa chambre…

- Ah… je vois oui, et bien trouve-le, va !! je ne peux attendre !

- Bien, monsieur, je vais trouver le régent, restez là, je reviens.

Le valet s’éclipsa par une porte déguisée, et le capitaine attendit le retour du laquais.

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Re: [Acte II] Au régent les mauvaises nouvelles

Message  Invité le Dim 26 Aoû - 8:25

Le valet revint quelques minutes après. En le voyant, le capitaine dit d’un ton désagréable :

- Ah !! et bien !! j’ai failli attendre !
- Excusez-moi, capitaine, le régent va vous recevoir, il est au salon de la Malmira, il vous attend.

Ils parcoururent plusieurs couloirs, traversèrent plusieurs pièces, pour enfin arriver au salon dans lequel le régent attendait. Le régent était un homme plutôt grand, à première vue, il mesurait dans les un mètre quatre-vingt. Il avait une stature assez imposante, des épaules carrées, et un visage sévère. Le régent n’avait que trente ans, c’était un bel homme. Il accumulait les maîtresses, on chuchotait que le régent était un homme tourmenté. En effet, le prince de Nallet avait bien changé depuis qu’il avait vu sa femme mourir en couche. La princesse de Nallet avait donné naissance à une fille, au début, le prince tourna toute son attention sur la petite princesse ; mais lorsque la petite vérole emporta son seul trésor, le prince devint noir. Il s’enivra d’une femme différente chaque soir, le régent vécu une vie de débauche, jusqu’à ce que le roi le rappelle à l’ordre. Quelques années plus tard, le roi sombra dans la folie, et le prince de Nallet se jura d’envoyer dans la tombe le roi. Le régent ne regardait pas dans la direction du capitaine, mais à l’opposé, il regardait par la fenêtre, il commença d’un ton sévère, mais discret ; sans pour autant se tourner :

- Alors, monsieur Moriéti, que faites-vous chez moi par une heure pareille ? un échec encore je suppose ? A ce moment, le régent se tourna, et regarda Moriéti droit dans les yeux.

- Hélas, oui monseigneur ! d’Ecart a minablement échoué, la comtesse s’est enfuie, elle doit être loin à présent. Elle a même très certainement quitté le royaume, elle doit déjà être en Cannaregio, si ce n’est plus loin encore !

- Comment plus loin encore ?!? si elle a atteint l’Aldarnor, nous ne la récupérerons pas ! les Aldarnorins veulent la guerre ! ils ne nous feront pas de cadeaux, ils ne nous la livreront pas ! Argh !! je hais ces misérables Zorthodoxes ! Ils massent cent mille hommes aux frontières avec le Cannaregio et cet imbécile d’empereur ne réagit pas ! Nous allons à la catastrophe ! Retrouvez-la ! où qu’elle soit !

- J’ai déjà informé nos espions en Aldarnor et ailleurs, s’ils la trouvent, nous le sauront rapidement ! je vous la ramènerai, monseigneur !

- Ne faites pas de grandes phrases Moriéti, vous allez vous fatiguer ! faites plutôt ce pour quoi je vous paye ! Le régent lui lança un regard noir. Allez ! laissez-moi maintenant !

A peine sortit, le capitaine noir du régent commença sa besogne : trouver Éléonore de Nuelle.

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